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Faire un abergement de cheminée en zinc, c’est fabriquer une pièce de raccordement étanche entre ta cheminée et ta toiture. Concrètement, tu vas découper des feuilles de zinc, les plier selon des angles précis, puis les assembler pour créer une sorte de collerette protectrice autour du conduit. Le zinc se travaille facilement avec des outils basiques, et même si ça peut sembler technique au premier abord, c’est vraiment à la portée de tout le monde avec un peu de méthode.
L’abergement, c’est ce qui fait la jonction entre ta cheminée et les tuiles ou ardoises de ton toit. Sans lui, l’eau s’infiltre direct dans ta charpente, et là, je te laisse imaginer les dégâts. Personnellement, j’ai vu des maisons avec des problèmes d’humidité énormes juste parce que l’abergement était mal fait ou complètement absent.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Épaisseur du zinc recommandée | 0,65 mm à 0,80 mm |
| Durée de vie moyenne | 40 à 80 ans |
| Temps de réalisation | 4 à 8 heures selon expérience |
| Niveau de difficulté | Intermédiaire |
| Coût matériaux estimé | 50 à 150 euros |
| Pente minimale du toit | 15% pour une bonne évacuation |
| Recouvrement minimal | 10 cm sur les tuiles |

Pas besoin d’investir dans du matériel de pro pour faire un abergement correct. La plupart des outils, tu les as probablement déjà dans ton garage. Le zinc se travaille vraiment bien avec des outils classiques, et c’est justement ce qui rend ce projet accessible.
Pour découper le zinc, une cisaille à tôle fait parfaitement l’affaire. Choisis un modèle avec des lames bien affûtées, ça change tout pour la précision des coupes. Tu auras aussi besoin d’une plieuse manuelle ou à défaut d’un établi avec une cornière en métal pour faire tes plis. Un maillet en caoutchouc est indispensable pour former le zinc sans le marquer. Ajoute à ça un mètre ruban, un crayon gras, une équerre et une règle métallique d’au moins un mètre.
Pour la pose, prévois une perceuse-visseuse, des vis inox de différentes longueurs, du mastic silicone spécial toiture, et éventuellement des pattes de fixation en zinc. N’oublie pas les équipements de sécurité comme les gants anti-coupure parce que le zinc fraîchement découpé, ça coupe vraiment bien, et un harnais si ta toiture est pentue.

Cette étape est vraiment cruciale, et je te conseille de prendre ton temps. Une erreur de mesure, c’est du zinc gâché et des heures perdues. Monte sur le toit avec ton mètre, ton carnet et ton crayon, et note absolument tout.
Commence par mesurer les quatre côtés de ta cheminée au niveau de la toiture. Attention, la cheminée n’est pas forcément parfaitement rectangulaire, surtout sur les vieilles maisons. Mesure aussi la pente de ton toit parce que ça va déterminer l’angle de tes plis. Pour ça, tu peux utiliser un niveau à bulle avec un rapporteur ou une application sur ton téléphone qui fait inclinomètre.
Note également la hauteur de remontée souhaitée sur la cheminée. Généralement, on compte entre 15 et 20 centimètres pour être tranquille. Mesure aussi le débord nécessaire sur les tuiles, minimum 10 centimètres pour une bonne évacuation de l’eau. Fais un petit schéma avec toutes ces cotes, ça t’aidera énormément quand tu seras devant ta feuille de zinc à tracer.
Le solin, c’est la partie qui va contre le mur de la cheminée côté faîtage. Elle récupère l’eau qui descend du toit et l’évacue sur les côtés. Pour le tracer, tu pars de tes mesures de largeur de cheminée auxquelles tu ajoutes environ 5 centimètres de chaque côté pour le retour.
Trace d’abord ta forme à plat sur la feuille de zinc avec ton crayon gras. Prévois une bande de 15 centimètres pour la remontée contre la maçonnerie, plus une bande de 12 à 15 centimètres pour la partie qui va recouvrir les tuiles. Entre les deux, tu dois calculer l’angle correspondant à la pente de ton toit. Découpe soigneusement avec ta cisaille en suivant bien les traits, puis passe aux pliages.
Pour plier le zinc proprement, place ta pièce sur ta plieuse ou ta cornière et utilise ton maillet pour former l’angle progressivement. Ne tape jamais trop fort d’un coup, vas-y par petites frappes régulières. Le zinc doit épouser l’angle sans faire de plis disgracieux ni de marques.
Les noues, ce sont les deux pièces qui font la jonction sur les côtés de la cheminée. Elles sont un peu plus complexes à réaliser parce qu’elles doivent gérer à la fois la remontée contre la maçonnerie, le recouvrement des tuiles et le raccord avec le solin en haut et la bavette en bas.
Chaque noue ressemble grosso modo à un L aplati avec des retours aux extrémités. La partie verticale remonte contre la cheminée, la partie horizontale descend sur les tuiles en suivant la pente. Prévois des oreilles de raccordement aux extrémités pour souder ou agrafer aux autres éléments. La longueur correspond à la dimension latérale de ta cheminée plus les recouvrements, soit environ 20 centimètres en plus au total.
La bavette est probablement la pièce la plus simple à fabriquer. Elle se place en aval de la cheminée et son rôle est d’évacuer l’eau vers les tuiles du dessous. C’est une simple bande pliée en L avec une remontée contre la maçonnerie et un débord sur les tuiles.
La largeur correspond à celle de ta cheminée plus les retours latéraux pour le raccord aux noues. Prévois une remontée d’au moins 10 centimètres contre le mur et un débord de 15 centimètres minimum sur les tuiles. Le pli doit être bien net et l’angle doit correspondre précisément à ta pente de toit pour que la bavette épouse parfaitement la surface des tuiles.
Avant de poser quoi que ce soit, nettoie soigneusement la zone autour de ta cheminée. Enlève les anciennes traces de mastic, les débris, la mousse éventuelle. Les tuiles ou ardoises doivent être propres et en bon état. Si certaines sont cassées ou fissurées, c’est le moment de les remplacer.
Vérifie aussi l’état de la maçonnerie de la cheminée. Si les joints sont abîmés, fais les réparations nécessaires avant de poser l’abergement. Pas d’inquiétude si c’est juste quelques petites fissures, un bon mastic fera l’affaire. Par contre, si c’est vraiment dégradé, mieux vaut refaire les joints au mortier et attendre que ça sèche complètement.
L’ordre dans lequel tu poses les différentes pièces est super important pour garantir l’étanchéité. Tu commences toujours par le bas et tu remontes vers le haut. Comme ça, chaque élément recouvre celui du dessous et l’eau ne peut pas s’infiltrer.
Commence donc par la bavette en partie basse. Glisse-la sous les tuiles du dessus et par-dessus celles du dessous. Fixe-la légèrement à la maçonnerie avec des pattes et du mastic, sans trop serrer pour l’instant. Ensuite, pose les noues latérales en les faisant chevaucher la bavette d’au moins 5 centimètres. Termine par le solin en partie haute qui vient recouvrir les noues. Une fois que tout est en place et bien ajusté, tu peux finaliser les fixations et appliquer le mastic d’étanchéité dans les gorges et aux jonctions.
Le mastic silicone spécial toiture, c’est vraiment ton meilleur ami pour cette étape. Applique-le généreusement mais proprement à toutes les jonctions entre les pièces de zinc et entre le zinc et la maçonnerie. N’hésite pas à en remettre une couche quelques jours après une première pluie pour vérifier que tout tient bien.
J’ai vu pas mal de gens se planter sur leur premier abergement, et c’est souvent pour les mêmes raisons. La première erreur, c’est de sous-estimer les recouvrements. Si tes pièces ne se chevauchent pas assez, l’eau va trouver son chemin, c’est garanti. Minimum 5 centimètres de recouvrement entre chaque élément, et plutôt 8 à 10 si ta région est très pluvieuse.
Autre erreur fréquente, c’est de négliger les dilatations. Le zinc travaille avec la température, il se dilate quand il fait chaud et se rétracte quand il fait froid. Si tu fixes tout de manière trop rigide, le métal va se déformer ou se fissurer avec le temps. Laisse toujours un peu de jeu dans tes fixations et utilise des pattes coulissantes quand c’est possible.
Évite aussi de travailler le zinc par temps froid. En dessous de 10 degrés, le métal devient plus cassant et les plis risquent de fissurer. Attends une journée douce pour faire ton boulot, ça t’évitera bien des problèmes. Et surtout, ne néglige jamais la sécurité sur le toit. Un harnais et une ligne de vie, c’est pas du luxe quand on travaille en hauteur avec des outils tranchants.
Quel type de zinc choisir pour un abergement de cheminée ?
Le zinc naturel en épaisseur 0,65 mm ou 0,70 mm est parfait pour un abergement. C’est suffisamment épais pour être solide et assez souple pour se travailler facilement. Tu peux aussi opter pour du zinc prépatiné si tu veux un aspect vieilli dès le départ, mais c’est un peu plus cher.
Faut-il souder les différentes pièces entre elles ?
Pas obligatoirement. Pour un travail amateur, des agrafes en zinc ou des rivets combinés à un bon recouvrement et du mastic font très bien l’affaire. La soudure à l’étain donne un résultat plus propre et plus durable, mais ça demande du matériel spécifique et un peu de pratique.
Combien de temps dure un abergement en zinc ?
Un abergement bien posé peut facilement durer 50 à 80 ans. Le zinc est un matériau qui développe une patine protectrice naturelle avec le temps et qui résiste très bien aux intempéries. La durée de vie dépend surtout de la qualité de la pose et de l’environnement.
Peut-on poser un abergement en zinc sur une cheminée ronde ?
Oui, mais c’est nettement plus technique. Le zinc doit être formé en cône tronqué pour épouser la forme ronde, ce qui demande des compétences en chaudronnerie. Pour une première expérience, je te conseille vraiment de faire appel à un pro pour les cheminées rondes.
Quelle est la meilleure saison pour poser un abergement ?
Le printemps et l’automne sont idéaux, avec des températures entre 10 et 25 degrés. Évite l’hiver parce que le zinc devient cassant, et l’été en plein cagnard parce que le métal brûle et devient difficile à manipuler sans se faire mal.
L’abergement doit-il remonter dans la maçonnerie ?
Dans l’idéal oui, c’est ce qu’on appelle un engravure. Tu creuses une saignée horizontale dans le joint de la maçonnerie, tu y glisses le bord du zinc et tu rebouches au mastic ou au mortier. Ça donne une finition impeccable et une étanchéité parfaite. Mais si ta maçonnerie est fragile, tu peux aussi simplement plaquer le zinc contre le mur avec un cordon de mastic généreux.
Peut-on peindre un abergement en zinc ?
Le zinc brut ne se peint pas directement, la peinture n’adhère pas. Si tu veux vraiment le peindre, il faut d’abord appliquer un primaire d’accrochage spécial métaux non ferreux, puis une peinture adaptée. Mais franchement, le zinc naturel ou prépatiné a son charme et ne demande aucun entretien, c’est dommage de le recouvrir.